03/11/2006

HIROSHIMA

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L'atome au service de la guerre

Jamais une découverte scientifique n'a été si rapidement appliquée, jamais de tels moyens financiers et humains n'ont été mis au service d'une aventure techno-scientifique. Tout cela dans un seul but: la bombe atomique.

Ce 6 août 1945 à 2 heures 30 locale, la météo sur Hiroshima étant satisfaisante, le bombardier B 29 Enola Gay décolle de l'aéroport militaire américain de Tinian, dans les îles Mariannes. Le commandant Tibbets, qui s'entraîne depuis des mois à cette mission, est le seul de l'équipage à connaître la nature de la bombe de quatre tonnes qu'il transporte dans ses soutes.

A 8 h 15, la bombe est larguée sur Hiroshima; elle explose quarante-cinq secondes plus tard, à 600 m d'altitude au-dessus du centre de la ville. Les deux blocs d'uranium 235 qu'elle contient sont violemment projetés l'un contre l'autre par l'explosif ; la masse critique de combustible nucléaire étant atteinte, la réaction en chaîne se propage en un éclair. Les premiers noyaux d'uranium éclatent projetant des neutrons qui vont casser les noyaux voisins, qui émettent à leur tour des neutrons qui déclenchent de nouvelles fissions... La puissance nucléaire s'emballe: 10*24 noyaux d'uranium fissionnent en une cascade de "générations", soit en moins d'un millionième de seconde. Pour la première fois dans l'histoire humaine, la matière se métamorphose en une colossale énergie. La destruction d'un peu plus d'un kilogramme d'uranium libère 60 000 joules, l'équivalent de 13 000 tonnes de TNT concentré dans un tout petit espace La température atteint plusieurs centaines de millions de degrés, la pression plusieurs millions d'atmosphères. La première bombe atomique, que les Américains ont baptisé Little- Boy (petit garçon), a recréé les conditions qui règnent à l'intérieur du Soleil. Mais c'est un soleil de mort.

L'énergie née de la fission nucléaire se libère de trois façons: 35 % sous forme d'énergie thermique, 50 % emporté par l'onde de choc et le souffle, et 15 % émis sous forme de radiations nucléaires. Dès le premier millionième de seconde, l'énergie thermique est emportée, dans un flash de lumière blanche éblouissante, par des rayons X qui transforment l'air en une boule de feu - d'environ un kilomètre de rayon et de plusieurs millions de degrés - planant quelques secondes sur Hiroshima, et par une onde thermique qui se propage à la vitesse de la lumière, brûlant tout sur son passage. Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d'impact; dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu'à 4 km de l'épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures du 3ème degré.

Engendrée par la phénoménale surpression due à l'expansion des gaz chauds, une onde de choc se forme et progresse à près de 1000 km/h, semblable à un mur d'air solide de forme sphérique. Accompagnée de vents d'une violence inouïe qui projettent les débris et entretiennent des tempêtes de feu, elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90 000 bâtiments de la ville, 62 000 sont entièrement détruits.

Le troisième effet de l'explosion nucléaire, le plus spécifique mais pas le moins meurtrier, est le rayonnement. Les radiations issues directement des fissions nucléaires sont constituées principalement de neutrons et rayons gamma. Outre leurs redoutables effets sur les organismes vivants, ils contaminent différents éléments - tels que l'iode, le sodium, le strontium - qui deviennent eux-mêmes radioactifs. Ce rayonnement secondaire, très peu connu il y a cinquante ans, est d'autant plus terrifiant que ses effets (cancers, leucémies... ) n'apparaissent que des jours, des mois, voire des années après l'explosion.

Le 9 août 1945, une deuxième bombe nucléaire, au plutonium cette fois, écrase la ville de Nagasaki. Le lendemain 10 août, l'empereur du Japon Hiro Hito capitule sans conditions. Selon les estimations, à la fin de l'année 1945 la bombe d'Hiroshima avait tué 140 000 personnes, celle de Nagasaki 70 000. Des dizaines de milliers de blessés devaient succomber au cours des années suivantes.

Les premières réactions de l'opinion, révélées par la presse de l'époque, ont parfois de quoi surprendre, voire choquer l'homme d'aujourd'hui. La population américaine est en liesse. "Une révolution scientifique" titre Le Monde du 8 août; "Une révolution stratégique" annonce Le Parisien libéré du même jour. Mais il faut se replacer dans le contexte : la bombe atomique, c'est d'abord la fin de la guerre et la victoire sur les Japonais. L'horreur atomique n'apparaîtra qu'en suite. En août 1945, on ne dispose que des informations américaines, on ignore encore l'effet des radiations et surtout on sort à peine de six années de guerre, de privations, d'atrocités et de bombardements parfois terriblement meurtriers : l'aviation britannique, en détruisant Dresde, avait fait environ 200 000 victimes en une nuit. Le bombardement de Tokyo avait tué près de 100 000 personnes, et le gouvernement japonais refusait toujours de capituler. Officiellement, la décision d'utiliser les bombes atomiques, prise par le Président américain Truman seul, était motivée par le souci d'épargner les vies humaines qu'aurait coûté l'invasion du Japon. D'autres raisons, moins avouables, s'y sont bien entendu ajoutées : faire une démonstration à l'URSS de la puissance militaire américaine, et aussi utiliser ces armes si révolutionnaires et si efficaces qui avaient coûté deux milliards de dollars aux Etats-Unis.

"Une révolution scientifique", la bombe d'Hiroshima fut sans doute également cela, " aussi importante que l'invention du feu ", dira même le physicien Louis de Broglie. Le plus impressionnant est qu'il a fallu moins de six ans pour domestiquer ce feu nucléaire. Treize ans avant Hiroshima, la structure du noyau de l'atome était inconnue ; sept ans avant, on ignorait tout de la fission nucléaire ! La construction de bombes à l'échelle industrielle, quelques mois seulement après la découverte de la réaction en chaîne, constitue un exploit technique inégalé, qui ne fut probablement réalisable, hélas, qu'au nom d'un enjeu militaire majeur.

Le compte à rebours commence en 1932, avec la découverte, par l'anglais James Chadwick, du neutron, qui dévoile la structure du noyau atomique: celui-ci est composé de deux types de particules, les protons et les neutrons. En 1934, Irène et Frédéric Joliot-Curie s'aperçoivent qu'en bombardant des noyaux avec des particules on peut en fabriquer de nouveaux, plus lourds et instables: c'est la radioactivité artificielle. L'Italien Fermi se met alors à bombarder systématiquement tous les noyaux jusqu'au plus lourd connu, l'uranium. Ce faisant, Fermi est, sans le savoir, le premier à faire fissionner l'uranium !

Il faut attendre décembre 1938 pour que la physicienne allemande Lise Meitner et son neveu Otto Frisch, réfugiés en Suède, comprennent que le noyau d'uranium, bombardé de neutrons, se casse en deux en libérant une énergie considérable: l'énergie nucléaire. L'effet produit par cette découverte chez les physiciens est non moins énorme ! Et, immédiatement, apparaît la possibilité d'une réaction en chaîne, avec ses deux usages possibles: la production d'énergie - si cette réaction est contrôlée - et la bombe - si on ne la maîtrise pas. Dès mai 1939, Joliot et ses collaborateurs déposent des brevets sur la production d'énergie à partir de l'uranium. Mais le physicien hongrois Léo Szilard, émigré aux Etats-Unis, pressent aussitôt le pouvoir dévastateur de ces découvertes et, conscient de la menace nazie et du haut niveau scientifique de l'Allemagne, persuade Einstein d'alerter le Président des Etats Unis. Dans sa fameuse lettre datée du 2 août 1939, Einstein informe Roosevelt de l'existence d'une nouvelle forme d'énergie utilisable dans des bombes, et lui conseille de chercher à se procurer de l'uranium et d'encourager les recherches.

Roosevelt est convaincu: il faut fabriquer la bombe avant l'Allemagne. Un Comité de l'uranium est constitué, et les recherches se poursuivent dans plusieurs laboratoires américains. Deux voies se dessinent pour la fission nucléaire. Tout d'abord, celle de l'uranium: le danois Niels Bohr a calculé qu'un seul isotope relativement rare, l'uranium 235, fissionne ; par conséquent il faut séparer celui-ci du reste de l'uranium. Mais comment séparer des isotopes chimiquement identiques ? L'obstacle paraît presque infranchissable. L'autre piste est celle du plutonium : ce nouvel élément, qui n'existe pas dans la nature, vient d'être obtenu en bombardant de l'uranium 238 (l'isotope le plus abondant), et s'avère fissionner très facilement. Reste à le produire en quantité suffisante.

Les événements s'accélèrent à la fin de 1941. Entre temps, en effet, les travaux des physiciens ont montré que quelques kilogrammes d'uranium 235 suffisent pour fabriquer une bombe et qu'il est possible de séparer les isotopes de l'uranium par différentes méthodes physiques. La recherche atomique est totalement réorganisée et, en août 1942, la fabrication de l'arme atomique est confiée à un département placé sous le contrôle de l'armée, avec à sa tête le colonel Groves. Son nom de code: projet Manhattan. D'énormes crédits sont engagés, un programme et un calendrier établis, et on recrute des milliers d'ingénieurs, techniciens et scientifiques, parmi lesquels de nombreux émigrés d'Europe.

Dès le 2 décembre 1942, à Chicago, Fermi construit là première pile atomique du monde, en superposant des briques d'uranium et de graphite, et la première réaction en chaîne produit un demi-watt d'énergie ! Trois grandes piles, industrielles celles-là, sont alors mises en chantier pour la production de plutonium, ainsi que trois usines chimiques pour séparer ce plutonium. Ces constructions emploient 45 000 personnes.

L'autre grand but - la séparation de l'uranium 235 - est poursuivi de front. En 1943, on construit dans le Tennessee des dizaines d'unités de séparation électromagnétique, une usine de diffusion gazeuse (voir photo) et une installation de diffusion thermique comprenant plus de 2 000 colonnes de 15 m de haut. Mais c'est à Los Alamos (Nouveau-Mexique) que sont calculées et conçues les futures bombes. Dans cet immense laboratoire construit de toutes pièces au milieu du désert travailleront, dans l'urgence et le plus grand secret, des centaines de physiciens dont plus de 20 prix Nobel ou futurs prix Nobel, sous la direction de J.R. Oppenheimer.

Pour quelques grammes d'uranium 235 de plus
 
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Dans un effort industriel sans précédent, les américains ont, durant l'année 1943, construit en quelques mois plusieurs usines de séparation isotopique pour obtenir, à l'été 1945, quelques kilogrammes d'uranium 235. Ici, à Oak Ridge, dans le Tennessee, l'usine K25 de séparation par diffusion gazeuse.

Le 16 juillet 1945, la première bombe au plutonium est expérimentée à Alamogordo, en plein désert; c'est la réplique de celle qui sera lâchée sur Nagasaki. Il n'y aura pas de "répétition" pour la bombe à uranium, les stocks d'uranium 235 sont tout juste suffisants pour la bombe d'Hiroshima.

Depuis le début de 1944, il était évident que, la défaite de l'Allemagne étant proche, la bombe changeait de destination: le Japon devenait sa cible. Certains scientifiques, comme Léo Szilard, exprimèrent leur opposition à son utilisation ; d'autres, tel Niels Bohr, tentèrent de convaincre Churchill et Roosevelt d'instaurer un contrôle international. Un conseil scientifique, constitué d'Oppenheimer et de trois prix Nobel, Fermi, Compton et Lawrence, est au contraire d'avis d'utiliser la bombe contre le Japon, pour convaincre le monde du danger qu'elle représente. Mais les sentiments des scientifiques importent peu ; la décision du Président Truman (qui vient de succéder à Roosevelt) est prise. A partir de février 1945, les éléments des deux bombes sont acheminés secrètement vers l'île de Tinian. On connaît la suite.

Répétition générale
 



 
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Testé dans le plus grand secret le 16 juillet 1945, dans le désert Alamogordo, au Nouveau-Mexique, la toute première bombe au plutonium, baptisée Trinity, est identique à celle qui détruira Nagasaki quelques semaines plus tard. Son explosion, d'une puissance équivalente à 20 000 tonnes de TUT, a été filmée par les scientifiques.

Depuis le 9 août 1945, il n'y a plus eu d'attaque nucléaire. Est-ce l'effet de la dissuasion - cette stratégie de l'absurde qui veut que l'on accumule une force terrible pour ne pas oser s'en servir, tout en persuadant l'adversaire qu'on l'utilisera en cas d'attaque ? La menace, elle, n'a jamais cessé. Dès 1954, la première bombe H thermonucléaire (fondée sur la fusion) explose sur l'atoll de Bikini, avec une puissance de 15 mégatone, 1000 fois supérieure à celle d'Hiroshima. Depuis, les armes se sont multipliées, diversifiées, perfectionnées, et les vecteurs aussi. Après la fin de la guerre froide, le nombre de pays détenteurs de l'arme nucléaire s'est accru, et la situation stratégique est devenue confuse et instable, si bien que la lutte contre la prolifération est plus urgente que jamais. Même si les arsenaux ont un peu diminué grâce aux accords de désarmements, l'espèce humaine a encore très largement les moyens de se suicider. Saura-t-elle maîtriser ce pouvoir-là, comme elle a su maîtriser la puissance de l'atome ?

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En 1960, quinze ans après l’explosion, Hiroshima compte 20 000 habitants de plus qu’en 1945. Ce reportage montre une ville dynamique, malgré le drame subi par les survivants de la tragédie.

Le principal vestige de la ville après l’explosion est le dôme calciné de l’un des seuls bâtiments à être demeurés en place. Au musée de la ville, des reliques d’objets et de vêtements rongés par la radioactivité rappellent l’événement tragique survenu à Hiroshima. Un centre médical s’occupe de soigner des survivants toujours affectés par l’irradiation.

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Des dizaines de milliers d’habitants de Hiroshima meurent de brûlures, de blessures ou de maladies induites par la radioactivité dans les jours qui suivent l’explosion. La ville compte également plus de 80 000 blessés.

Pendant cinq mois, les personnes atteintes par les radiations subissent des effets inquiétants comme la perte des cheveux, l’anémie ou des hémorragies internes. À long terme, les gens atomisés seront susceptibles de souffrir de fatigue chronique et de développer des cancers.

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Les Japonais donnent le surnom d’hibakusha aux rescapés de Hiroshima et de Nagasaki et à leurs enfants. Les familles, le personnel sanitaire et les militaires arrivés sur les lieux de la tragédie dans les deux semaines suivant l’explosion peuvent également être appelés ainsi.

Chaque fois qu’un hibakusha tombe malade, le ministère japonais de la Santé publique vérifie si le mal est une conséquence des radiations avant de lui accorder une allocation. À part ces prestations, versées depuis 1995, les victimes de la bombe n’ont reçu aucune autre compensation du gouvernement japonais ou américain.

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13:01 Écrit par CAST dans catastrophe humaines | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

TCHERNOBYL

La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire particulièrement grave survenu le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine située sur un affluent du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl (Ukraine) et 110 km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie
tchernobylL'évacuation tardive des populations [modifier]
Vue de Tchernobyl depuis Pripyat montrant la proximité de la centrale
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Vue de Tchernobyl depuis Pripyat montrant la proximité de la centrale

Le 26 avril 1986, la population locale n’a pas été prévenue de l'accident et a poursuivi ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières ni être évacuée. Ainsi à Pripiat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale.

L'évacuation débute le 27 avril, les 45 000 habitants de Pripiat sont les premiers évacués par l'armée. Ils avaient été informés quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de ne prendre que quelques affaires et leur promettait qu'ils seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Ils furent hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même hautement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d'une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) apparaissaient déjà chez beaucoup d'entre eux.

Léonid Illine, directeur de l'Institut étatique de biophysique, avait alors déconseillé aux autorités d'évacuer Kiev, distante de 100 km à vol d'oiseau. Vingt ans plus tard, et devenu académicien, Léonid Illine pensait toujours avoir raison.[7] Début mai, 115 000 personnes habitants dans un rayon de 30 km du site furent évacués. Les évacuations se poursuivent jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4000 roubles par adulte[8] et 1500 roubles par enfant. Les évacuations concernent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants fin 1987 est créée ex nihilo.

Quatre « zones de contamination » décroissantes sont définies. Deux d'entre elles ne sont pas évacuées, mais les habitants disposent d'un suivi médical et de primes de risque.

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Conséquences humaines et matérielles [modifier]

Détail d'une des médaille remise aux liquidateurs : le symbole représente une goutte de sang traversée par les rayonnements alpha, bêta et gamma.
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Détail d'une des médaille remise aux liquidateurs : le symbole représente une goutte de sang traversée par les rayonnements alpha, bêta et gamma.
La ville fantôme de Pripyat
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La ville fantôme de Pripyat

Un « sarcophage » de béton a été coulé par les liquidateurs autour des restes du réacteur détruit, pour confiner la radioactivité résiduelle. Ces travaux ont été financés principalement par l’Union européenne, en échange de quoi l’exploitation de la centrale devait être abandonnée.

Outre l'évacuation des zones qui a constitué un traumatisme majeur sur les populations vivant de l'agriculture (et leur a rappelé les douleureux souvenirs de l'exode devant l'invasion allemande à l'été 1941), c'est le phénomène des samosioli qui reste aujourd'hui prégnant.

Les samosioli (ou « colons individuels » en français) est le nom donné aux personnes revenues vivre dans la zone d'exclusion, malgré les interdictions. Leur nombre est estimé à un millier[1]. Ces personnes vivent sur place de leur lopin en autosuffisance alimentaire.

D'autre part, le trafic s'est développé. Il concerne des objets et mobilier laissés à l'abandon (et parfois fortement contaminés), le bois de chauffage abattu illégalement et le braconnage des animaux qui ont proliféré depuis l'évacuation de la zone.

Enfin, des agences de tourisme spécialisées dans la visite du site attire des « touristes nucléaires » venus du monde entier.

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Par ordre d'importance et chronologiques, les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl sont d'abord dues à l'iode, puis au césium 137, mais de nombreux autres radionucléides ont été émis par le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl. On connaît mal les impacts synergiques ou aux faibles doses de ces produits réf. nécessaire.

L'impact du césium commence peut-être seulement à se faire sentir concernant les produits forestiersréf. nécessaire. En effet piégé dans le sol il ne descend que lentement (1 cm/an environ) dans le sol. Il commence à arriver dans la zone de prospection des champignons et risque maintenant de plus fortement contaminer les champignons et les animaux sauvages et les hommes qui s'en nourrissent. Contrairement à ce qu'on a d'abord pensé, le césium 137 semble cibler le cœur et l'endommagerréf. nécessaire.

Les modèles utilisés sont en partie ceux des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, mais surtout des quantités importantes de données accumulées lors des premiers scanners ou radiographies (avant cette période on irradiait beaucoup plus surtout les médecins).

11:59 Écrit par CAST dans catastrophe humaines | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/11/2006

LE 11 SEPTEMBRE(le debut)

La face cachée du 11 Septembre

A qui profite le crime?

Dans les pays occidentaux et avec une étonnante synchronisation, les gouvernements (de gauche et de droite) se sont empressés de restreindre les libertés, en adoptant des mesures le plus souvent anti-constitutionnelles. Cette réduction des libertés est une étape indispensable pour briser les résistances à la mondialisation et contraindre les populations à accepter l'inacceptable en préparation: nouvel esclavage instauré par le libéralisme et la mondialisation, surveillance électronique constante des citoyens, implants sous-cutanés de localisation et d'identification, modification génétique de l'homme, implants neuronaux pour le contrôle des esprits, instauration d'une dictature technologique...

Pour neutraliser la prise de conscience planétaire naissante, Bush et les Maitres du Monde pourraient initier une nouvelle guerre mondiale (au Proche Orient, en Afrique et en Asie) ce qui amplifierait la peur, meilleur inhibiteur des révolutions. Il en résulterait un effondrement économique et un chaos mondial qui créerait également des conditions propices pour le consentement du public à l'instauration d'une dictature mondiale pour ramener l'ordre.

L'élection douteuse de George W. Bush était déjà un signal que les "Maitres du Monde" souhaitaient prendre un contrôle rapproché de la situation, afin d'accélérer la réalisation de leurs grands projets pour le 21è siècle.

Nous savons désormais que ce plan est entré dans sa phase active et que les "grandes manoeuvres" ont commencé...


 

Les invraisemblances de la version officielle

De plus en plus d'éléments troublants et concordants vont dans le sens d'une remise en question de la thèse officielle et soulèvent la possibilité d'une immense et inquiétante manipulation.

Selon le journaliste Thierry Meyssan, auteur du livre "L'effroyable imposture", Ben Laden serait manipulé par la CIA, et aucun avion ne serait tombé sur le Pentagone à Washington. Une série d'éléments renforcent l'hypothèse d'une mise en scène, avec probablement un missile, mais sans avion. Les photos prises avant l'effondrement du bâtiment montrent un impact circulaire au niveau du rez-de-chaussée et du premier étage, sans aucune trace d'impact des ailes de l'avion comme sur le World Trade Center. Par ailleurs, compte-tenu du point d'impact, l'avion aurait du voler au ras du sol et laisser des traces sur la pelouse devant le Pentagone. Or la pelouse est intacte. On n'y voit même pas de débris de l'avion ou des réacteurs (ces images du Réseau Voltaire sont accessibles sur le site asile.org). Il est également étrange que dès le lendemain, des pelleteuses officiellement à la recherche de débris ont littéralement labouré la pelouse, enlevant toute trace de l'absence de traces. Enfin, plusieurs témoins dont des employés du Pentagone interviewés après l'explosion sur CNN et Fox News ont déclaré qu'ils n'avaient pas vu de Boeing, mais qu'ils avaient entendu le sifflement d'un missile.

Le livre met aussi en lumière les nombreuses invraisemblances de la version officielle, comme le passeport du terroriste Mohamed Atta retrouvé intact au milieu des ruines du World Trade Center. Les terroristes se trouvant dans l'avion, c'est à dire au coeur du brasier, leurs passeports auraient du être logiquement carbonisés.

Enfin, pour empêcher à jamais la vérité d'être connue, la police et le FBI ont été écartés de l'enquête qui a été confiée à l'armée et classée secret défense.

ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE 2001
Le retour du boomerang

Une analyse des événements en s'en tenant à la thèse officielle,
celle d'un attentat organisé par des islamistes.




Le prix de l'arrogance

Les attentats du 11 Septembre 2001 ont fait 3025 victimes innocentes. Mais cette tragédie ne se serait pas produite sans l'incroyable arrogance de la politique étrangère américaine durant ces dix dernières années.

Depuis l'effondrement de l'URSS, les Etats-Unis sont devenus l'unique superpuissance d'un monde unipolaire. Forts de leur pouvoir géopolitique, militaire, économique, et technologique, les Etats Unis ont voulu imposer au monde entier leur vision, leurs choix, leur modèle de société, leur culture, leur ordre économique, au moyen d'un processus appelé "mondialisation" ou "nouvel ordre mondial".

Sans s'en être rendus compte, les Etats-Unis ont suscité un fort sentiment anti-américain y compris dans les pays amis, comme en Europe, où une majorité de gens refusent ce que les USA cherchent à imposer: la mondialisation, le libéralisme sauvage, les OGM, la marchandisation du vivant, les accords multilatéraux inspirés par les multinationales...
Premier pollueur de la planète, les USA ont refusé de ratifier les accords de Kyoto sur l'environnement et les émissions de CO2, et ils ont ignoré le développement de la misère et de l'esclavage dans le monde, s'arrogeant le droit de prendre ce qu'ils veulent, où ils veulent, s'arrogeant aussi le droit de bombarder n'importe quel pays. (les USA sont intervenus milltairement
111 fois depuis le début du 20è siècle en dehors des 2 guerres mondiales)

Cette arrogance vis à vis du reste du monde fait que la plupart des pays ont vis à vis de l'Amérique du respect, de la crainte, ou de la haine, mais peu d'amitié.

 

L'utilisation du Vert contre le Rouge

Depuis 50 ans, pour étendre leur domination sur le monde, les Etats-Unis n'ont pas hésité à soutenir des dictatures sanglantes en Amérique du Sud, en Afrique, en Europe méridionale, au Moyen Orient, en Asie, au mépris des valeurs censées être celles de l'Amérique: liberté, droits de l'homme, etc.

Aveuglés par leur idéologie anti-communiste, les Etats unis ont souvent joué le Vert contre le Rouge, l'Islam contre le communisme. Ainsi, pour déstabiliser l'URSS, la CIA a créé et financé les Talibans en Afghanistan.

Depuis des années, les Etats Unis soutiennent des régimes fondamentalistes, comme l'Arabie Saoudite ou le Pakistan, qui ont financé les organisations islamistes.

 

 

 

Les USA contre la démocratie

Au lendemain des attentats, nous avons vu George W. Bush à la télévision, blême et désemparé, demander pourquoi pouvait-on manifester autant de haine contre son pays, affirmant que "les Américains sont bons"...

Nous avons vu aussi George Bush dire, le 11 Septembre, que "la liberté elle-même avait été attaquée". Une telle déclaration est désarmante de candeur et montre que George Bush Junior n'a pas beaucoup de mémoire, ou qu'il s'intéressait peu à la politique avant d'entrer à la Maison Blanche.

Voici un rappel des actes par lesquels les Etats Unis ont bafoué leurs propres valeurs en matière de libertés, de progrès, et de droits de l'homme:

Recrutement d'anciens nazis par la CIA et les laboratoires militaires américains, au lendemain de la seconde guerre mondiale

Exposition délibérée de la population civile et des soldats américains aux radiations d'essais nucléaires, pendant les années 50

Assassinat de John Fitzgerald Kennedy et de Marthin Luther King, dans lesquels la CIA est soupçonnée d'être impliquée

Assassinat de millions de victimes innocentes pendant la guerre du Viet Nam

Coups d'état, assassinats, soutien à des dictatures sanglantes partout dans le monde, au nom de la lutte contre l'expansion du communisme.

Dévoiement total de la démocratie américaine par le lobbying et par le mode de financement des campagnes électorales et des partis politiques.

Pendant la Guerre du Golfe, utilisation d'obus à uranium appauvri contre l'Irak, et exposition délibérée des soldats américains aux radiations. La maladie causée par ces effets fut appelée "syndrome de la guerre du Golfe", et se caractérise par des cancers, des leucémies, des troubles des systèmes nerveux et lymphatiques.
Par ailleurs, l'utilisation de cette arme provoque une pollution radioactive à long-terme de l'environnement.
Les USA ont à nouveau utilisé des obus à uranium appauvri en ex-Yougoslavie.

Les Etats Unis ont refusé de ratifier des traités internationaux essentiels pour la paix, les droits de l'homme, et l'environnement: refus des accords de Kyoto sur le CO2 et le réchauffement climatique, refus du traité d'interdiction de la fabrication des mines anti-personnelles, refus de ratifier le traité sur l'interdiction des essais nucléaires, refus de ratifier la convention internationale sur les droits et le travail des enfants...

Volonté d'imposer au monde la mondialisation, les OGM, le clonage, la marchandisation du vivant

Utilisation du réseau Echelon pour intercepter illégalement les conversations téléphoniques, les fax, les emails de millions de personnes dans le monde.

Election dans des conditions douteuses de George Bush Junior.

Et enfin: détention des prisonniers Talibans dans des conditions absolument contraires à la Convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Des images de prisonniers titubants ou portés sur des brancarts laissent penser que les USA utilisent la torture afin d'obtenir des informations. La zone de détention a d'ailleurs été baptisée "X-Ray camp" par les américains.

 

 

Le choc de 2 puissances expansionnistes



le porte-avions américain USS Enterprise, et le porte-parole de Al Quaida, l'organisation terroriste d'Oussama Ben Laden

Depuis plusieures années déjà, nous assistons à l'affrontement des 2 puissances les plus expansionnistes, hégémoniques et agressives de la planète: les Etats-Unis et l'Islam fanatique. Ces deux totalitarismes devaient fatalement entrer un jour en lutte pour la domination du monde.

Nous avons vu que les Etats-Unis ne respectaient pas la liberté et les droits de l'homme. Et parmi les pays musulmans, il n'existe pas une seule démocratie.

Le gouvernement américain à annoncé que la "guerre contre le terrorisme" était appelée à durer "plusieures années". De leur coté, les islamistes d'Al Quaïda ont réaffirmé en Juin 2002 que les attentats contre le World Trade Center n'était "qu'un début". Cette guerre entre les islamistes et l'Empire américain annonce des jours sombres, avec de nouvelles victimes innocentes, et aussi probablement, de nouvelles réductions des libertés publiques en Occident. Mais cet affrontement aura peut-être aussi un effet positif inattendu, en affaiblissant mutuellement les deux puissances qui causent le plus de violences et de souffrances dans le monde.

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