08/12/2011

les drogues sur le corps

La toxicomanie





La toxicomanie est due à l'usage de drogues, c'est-à-dire de substances toxiques qui modifient le fonctionnement du cerveau, entraînant une dépendance physique et psychologique.



Définition de la toxicomanie



La toxicomanie (ou pharmacodépendance) se définit comme l'habitude de consommer, de façon régulière et importante, des médicaments ou des substances toxiques, susceptibles d'entraîner un état de dépendance.
Elle se manifeste par un besoin irrésistible de prendre certaines drogues pour leurs effets euphorisants, enivrants, excitants ou hallucinogènes.

La plupart de ces drogues permettent aux toxicomanes de s'évader momentanément d'une réalité qui lui est insupportable. À chaque nouvelle prise de drogue, celui-ci cherche à retrouver cet état plus satisfaisant que l'état normal.


Quand débute la consommation



La consommation de drogue débute généralement à l'adolescence. La prise occasionnelle de drogue est souvent liée à la recherche de sensations nouvelles ou au désir d'imiter les autres. Elle peut aussi répondre à une recherche d'excitation créatrice ou représentait la transgression d'un interdit.

De l'expérience à la dépendance



Après ces premières expériences, certains adolescents deviennent des consommateurs réguliers de drogue, dont ils peuvent vite être dépendants. Plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette modification du comportement : la fréquentation d'autres jeunes qui se droguent déjà ; un dialogue insuffisant avec les membres de la famille, notamment avec les parents ; des problèmes psychologiques personnels tels que l'anxiété, la timidité, un mal-être général ; une structure psychique poussant aux abus ; enfin, la possibilité de se procurer facilement de la drogue dans les lieux fréquentés par les jeunes et, de fait, investis par les dealers.

La grande majorité des personnes qui, à l'âge adulte, continuent à consommer de la drogue se marginalisent socialement. Pour se procurer l'argent nécessaire à l'achat de sa drogue, le toxicomane évolue alors dans des milieux où violence, prostitution et trafic sont de règle.
Enfin, certains adultes prennent occasionnellement de la drogue, notamment de la cocaïne, comme psycho-stimulant.

Les effets des drogues



La consommation répétée de drogue entraîne une accoutumance physique de l'organisme. En effet, les drogues interfèrent avec des mécanismes neurologiques et biologiques, en particulier avec les substances chimiques qui transmettent les messages dans les cellules du système nerveux (neurotransmetteurs) et se fixent sur des récepteurs spécifiques du cerveau.

Ces récepteurs accueillent, à l'état normal, des substances sécrétées par l'organisme, les endorphines, qui ont des propriétés calmantes et qui induisent une sensation de plaisir. Lorsque l'organisme reçoit régulièrement des substances morphiniques d'origine extérieure (comme c'est le cas chez les héroïnomanes), la production interne d'endorphines diminue. Les sensations de plaisir ne peuvent alors plus provenir, à un certain stade d'intoxication, que d'un apport extérieur.

Les effets des drogues sur le cerveau se traduisent par une confusion mentale, un délire, des hallucinations et un comportement souvent agressif.
Les drogues peuvent également provoquer des troubles digestifs et cardiaques, entraîner des risques d'obstruction brutale d'un vaisseau sanguin (embolie) et, lors des injections intraveineuses, favoriser l'apparition d'infections diverses. À très fortes doses, elles peuvent être responsables d'une intoxication aiguë, conduisant parfois à la mort par surdosage (overdose).

Les toxicomanes qui utilisent des seringues usagées risquent, en outre, de contracter de graves maladies virales (hépatites B. ou C, sida), transmissibles par voie sanguine.

Les différentes drogues



Les drogues sont classées, en fonction de l'effet qu'elles provoquent, en 4 groupes. Au sein de ces groupes, on distingue les drogues"dures" et les drogues "douces", selon le degré de dépendance qu'elles entraînent.
Le premier groupe comprend les substances dites "psycho-dépressives", qui exercent une action calmante, parfois soporifique, et combattent l'anxiété. L'alcool, les opiacés (héroïne), les barbituriques, les tranquillisants (sédatifs et hypnotiques), mais aussi les solvants tels que l'éther et la térébenthine, font partie de ce groupe.

Le deuxième groupe est formé des substances dites "psycho-stimulantes" : la cocaïne et son dérivé, le crack, les amphétamines ainsi que l'ecstasy et, dans une moindre mesure, la nicotine, la caféine, le khat.

La troisième famille est celle des substances dites "psychose-dysleptiques", aux effets hallucinogènes. Elle comprend le LSD et la psilocybine (extrait d'un champignon mexicain), ainsi que le haschich.

Enfin, la quatrième famille de drogues est composée de certains médicaments (atropine, antihistaminiques) qui peuvent exercer des effets particuliers sur le psychisme (calmants ou, au contraire, stimulants) et entraîner une dépendance.


La dépendance et le manque



La dépendance est la conséquence d'une consommation régulière et excessive de drogue. La dépendance psychique se traduit par le besoin impérieux de consommer des drogues modifiant l'activité mentale. Privé de drogues, le toxicomane ressent une détresse émotionnelle intense.
La dépendance physique se traduit par des troubles organiques (état de manque) dès que la drogue ne cesse d'être consommée : profonde angoisse, sueurs, nausées, vomissements, accélération du rythme cardiaque, confusion mentale ou encore hallucinations.


Traitement et prévention



Le traitement de la toxicomanie repose sur un sevrage physique et psychologique, réalisé dans des centres spécialisés.

Lorsque la consommation de drogue est occasionnelle, elle peut être arrêtée par une discussion avec les proches, susceptible de faire comprendre à la personne concernée le risque d'accoutumance et d'escalade.
Celui qui prend régulièrement de la drogue sans être dépendant peut-être aidé par un soutien psychologique, qui lui permettra de comprendre quelles difficultés il essaie de compenser et par quels comportements il peut remplacer la drogue.
Lorsque la dépendance physique est installée, une cure de désintoxication s'impose. Cette cure comprend un sevrage, accompagné d'une prise en charge psychologique.

Le sevrage



Le sevrage ne peut être décidé qu'en accord avec le toxicomane. Il ne peut être réalisé qu'à l'hôpital, car l'arrêt de la consommation de drogue est toujours très éprouvant sur le plan physique et psychologique : douleurs viscérales, malaises, contractures musculaires involontaires, tremblements, nausées, accélération du rythme cardiaque, diarrhée et angoisse intense.
La méthode de sevrage diffère peu d'une drogue à l'autre. La plus utilisée est un sevrage brutal, accompagné d'un traitement médicamenteux (anxiolytiques, analgésiques ou antidépresseurs).
Une réduction des doses sur deux ou trois jours est également possible.

Dans ce cas, des antalgiques et des somnifères peuvent être prescrits. Enfin, le sevrage peut être progressif. Cette méthode est réservée aux héroïnomanes. Elle nécessite un produit de substitution : la méthadone, qui est un analgésique de synthèse, voisin de la morphine, mais aux effets moins toxiques.

Au terme de 1 à 3 semaines, le sevrage physique est effectué, mais une postcure dans des établissements adaptés est nécessaire pour éviter aux malades de rechuter en se retrouvant dans son environnement habituel.

La psychothérapie



Le soutien psychologique joue un rôle fondamental dans la cure de désintoxication. En effet, une fois sevré, le malade éprouve un sentiment de vulnérabilité. Un état dépressif peut alors s'installer, avec des risques importants de rechute dès la première angoisse ou frustration. La psychothérapie commence le plus souvent au cours de l'hospitalisation et se poursuit dans un établissement de postcure.

Elle associe des séances de thérapie de groupe et des entretiens individuels, au cours desquels on est le malade à reprendre confiance en lui pour pouvoir affronter une vie normale.
Ce traitement peut durer de plusieurs mois à plusieurs années. Les rechutes sont nombreuses, car subsiste toujours chez l'ancien toxicomane la nostalgie des effets euphorisants de la drogue. Ce n'est souvent qu'après plusieurs rechutes que le toxicomane se stabilise, lorsqu'il se découvre une passion qui "l'accroche" plus que la drogue. La recherche de cet intérêt de substitution représente un des principaux objectifs des programmes de réadaptation.


La prévention de la toxicomanie



Limiter l'accès aux drogues par des règles de contrôle du trafic et de répression de la distribution et de la consommation constitue une mesure efficace pour prévenir la toxicomanie. Mais l'attrait financier, pour les vendeurs de drogue, et celui de la transgression, pour les consommateurs, sont tels que la disparition de la toxicomanie est illusoire. Aussi doit-on souligner l'importance de l'éducation dans cette prévention. Elle doit préparer à une vie où la drogue n'a pas sa place parce que l'on a pu développer une personnalité qui trouve en elle-même suffisamment de ressources.

Les drogues de substitution



Chez un grand nombre de toxicomanes, le sevrage représente une difficulté insurmontable. Certains traitements comprennent donc la distribution contrôlée de produits dits de substitution : méthadone, buprenorphine ou encore d'autres produits à base de morphine. Ces substances permettent d'éviter les symptômes liés au sevrage et d'assurer de meilleures possibilités de réinsertion grâce au soutien psychologique qui l'accompagne.
Les principes et les résultats de ce mode de sevrage sont très controversés. En effet, les effets secondaires du sevrage à la méthadone pourraient être plus graves que ceux de l'héroïne. En revanche, ce type de traitement peut contribuer à la prévention du sida chez les toxicomanes, qui ne sont plus amenés à échanger des seringues potentiellement infectées par le VIH.


Les inégalités de la dépendance



Selon le produit consommé, la dépendance physique s'installe plus ou moins vite : elle est beaucoup plus rapide avec l'héroïne qu'avec le haschich. La dépendance augmente aussi plus rapidement si l'on prend des doses élevées, quelle que soit la drogue consommée. Un consommateur de tranquillisants peut devenir dépendant de ses médicaments au même titre qu'un consommateur d'héroïne. Des prédispositions génétiques semblent également être responsables d'une apparition plus rapide de cette dépendances physique chez certains toxicomanes.


Toxicomanie et grossesse



La consommation de drogue pendant la grossesse est extrêmement dangereuse pour la mère comme pour l'enfant.
Dans 80 % des cas, l'enfant qui naît d'une mère héroïnomane connaît un syndrome de sevrage néonatal dû à l'arrêt de l'apport d'opiacés par le cordon ombilical. La cocaïne augmente les risques de fausse couche, d'accouchement prématuré, de retard de croissance et d'hématome rétro-placentaire, qui, en décollant le placenta de la paroi utérine, prive le fœtus d'éléments nutritifs et met sa vie en danger.
La consommation de substances hallucinogènes augmente elle aussi les risques de fausse couche et de malformations congénitales.

 


webchoc - effet drogue par ninette73

Commentaires

pouriez vous m'orienter sur un centre qui pourais m'aider a suivre un sevrage svp(je suis dans la région de charleroi)

Écrit par : baldini | 01/01/2012

Les commentaires sont fermés.