20/12/2006

HUMAIN SUPERIEUR????????

L'HUMAIN EST-IL UN ÊTRE SUPÉRIEUR... EN CRUAUTÉS?



Marjolaine Jolicoeur, Ahimsa






Espèce minoritaire parmi le règne animal, l'être humain semble pourtant entretenir avec le monde vivant, des rapports curieusement déséquilibrés. Les autres animaux ont été assujettis à l'homme. Cependant les êtres vivants que ce dernier utilise, consomme, élève, capture, pêche, chasse, décime.... ont une existence propre dont l'importance n'a pour eux rien de comparable avec l'intérêt que l'homme porte à leur asservissement.

Décider de sa vie, mener une existence autonome n'est certainement pas un privilège humain. La souffrance physique et psychologique que l'on peut ressentir en étant privés des libertés les plus élémentaires, les autres animaux eux aussi la ressentent dans les mêmes conditions. Douleur et plaisir appartiennent au règne animal: la même considération devrait être accordée à tout animal, humain ou non.

Si la spécificité du statut de l'être humain est indéniable ( tout comme celle de chaque espèce ), elle ne justifie pas l'assujettissement du reste de la planète. Aucun argument scientifique ne peut affirmer de façon impartiale qu'une espèce, une race, une famille....existe pour en servir une autre. Lutter pour l'amélioration des transports des animaux de batterie, pour des soins moins brutaux dans les élevages ou les laboratoires, pour une humanisation du traitement des animaux à fourrure et des espèces exotiques capturées pour notre plaisir, est la moindre des choses, mais cela ne suffit pas. En revanche, lutter pour que les mentalités changent, que les cages se vident, que cesse l'exploitation des êtres sensibles, cela répond à une démarche élémentaire de logique et de respect.


VOULEZ-VOUS UN BON STEAK?
Comment voulez-vous votre steak, bien cuit, médium, saignant?

On massacre chaque année de par le monde:

800 millions d'animaux de laboratoire
50 milliards d'animaux de boucherie


CE QU'IL FAUT SAVOIR

L'alimentation carnée est, dans les pays occidentaux, l'un des plus grands facteurs de TUERIE. Dans la mesure où l'animal est un être sensible, sa mise à mort et la consommation de sa chair ne peuvent être considérées que comme un MEURTRE conscient. Outre l'asservissement de toute son existence et la programmation inéluctable de sa mort, on peut déplorer qu'avant d'être tué ( par perforation de la boîte crânienne ou de la nuque, par égorgement, électrocution, échaudage, dépression d'air...) l'animal d'élevage doive subir de multiples tortures qui commencent à sa naissance et s'achèvent avec son abattage. L'énumération de ces pratiques serait trop longue.

Citons à titre d'exemple:

La destruction des poussins mâles par écrasement, broyage ou asphyxie, l'élevage des ovins, bovins, porcins, volailles dans de si petits espaces que les membres sont atrophiés ou brisés, les mutilations diverses sans anesthésie ( débecquetage, castration, caudectomie, écrêtage, pose de lunettes transperçant la paroi nasale...) l'anémie provoquée des veaux pour obtenir une viande blanche, le gavage des oies et canards: 1,5 Kg quotidiens de maïs cru macéré dans l'huile ou l'eau savonneuse (équivalant à 13 Kg pour un humain), afin de provoquer la dégénérescence cirrhotique tant appréciée sous le terme de foie gras, le transport national et international des animaux entassés, privés de nourriture, d'eau de repos et de soins pendant des heures, voire des jours, les mauvais traitements infligés aux animaux paniqués incapables de se déplacer, l'administration de multiples drogues synthétiques ( d'efficacité très variable) en prévention des nombreuses affections dues aux conditions de vie ( stress, maladies diverses...), si l'on peut encore appeler cela une vie... !

Est-il besoin d'ajouter que l'industrie de l'élevage contribue aux déséquilibres alimentaires, écologiques, économiques, énergétiques...de la planète: érosion, désertification, déforestation ( en Amérique Latine par exemple ), gaspillage des ressources nutritionnelles ( un hectare de céréales fournit cinq fois plus de protéines que la même superficie employée à la production de viande ), et naturelles ( en eau, en énergies ), pollution des cours d'eau, etc. Mais il n'y a pas que l'industrie alimentaire. Celle des cosmétiques et des produits ménagers est aussi une grande consommatrice d'animaux vivants, qu'elle torture inutilement alors que des méthodes de substitution existent et sont pratiquées par de très grandes marques ex. : Body Shop, Yves Rocher etc.

Parmi les tests de toxicité des produits, mentionnons une des pratiques les plus courantes, celle du DL 50 ( dose létale - c'est-à-dire mortelle - 50% ) qui consiste à faire avaler à un groupe d'animaux, suffisamment de produit pour que 50% des sujets meurent; il peut s'agir de produits de maquillage, de soins, ou ménagers comme un déboucheur ou un liquide à vaisselle. Il y a aussi des tests d'irritabilité des muqueuses, des yeux ou de la peau pour les cosmétiques et autres produits comme les crèmes solaires, les lotions après rasage etc. Même les couches pour bébé sont testées; de grandes marques de couches pour bébé pratiquent des tests dermatologiques sur des animaux préalablement rasés en les badigeonnant d'excréments humains...c'est dire l'intérêt et la précision de tels tests!)

Il n'est sans doute pas nécessaire de détailler tous les domaines dans lesquels l'homme se distingue par sa cruauté froide envers les animaux. Rappelons toutefois: l'industrie de la fourrure, absolument inutile ( animaux affamés tenus en cages exiguës, automutilations et cannibalisme fréquents, abattage par électrocution, asphyxie, étranglement, matraquage ), la chasse qui se prétend un sport naturel et écologiquement nécessaire, alors qu'elle n'est qu'un passe-temps sanglant, sans aucun intérêt pour la nature ni nécessité alimentaire, (pièges qui mutilent, meute de chiens affamés, traques interminables, tir à bout portant sur des animaux élevés en captivité). En outre, le terme NATUREL peut aussi paraître aberrant si l'on sait que plusieurs tonnes de plomb jonchent chaque année les sols et les sables des cours d'eau, provoquant maladies mortelles pour les animaux et contamination des eaux de pluie.

La liste peut encore s'ouvrir sur toutes les pratiques de commercialisation et d'asservissement de l'animal vivant que sont les zoos, les delphinariums, les rodéos, les cirques, les jeux et les spectacles ( corridas, courses, combat d'animaux), le trafic et la vente, la vivisection scientifique, etc..


CE QUE NOUS POUVONS FAIRE

Refuser que l'asservissement animal reste une banalité, une fatalité, est en notre pouvoir à tous. Refuser de cautionner ces pratiques liées à la vie courante est à notre portée. Mais on ne peut pas se contenter de mots: ce refus peut au contraire s'exprimer par une action quotidienne, concrète.

COMMENT?

En refusant de consommer et d'utiliser les productions qui résultent de ces pratiques, c'est-à-dire en boycottant viandes et produits d'origine animale, fourrures, cirques, zoos, cosmétiques et substances testées sur les animaux... Il est essentiel de rappeler que toute action à l'échelle individuelle n'est pas vaine ( le boycott est un acte à la fois symbolique et engagé qui peut faire bouger les édifices les plus inébranlables), elle témoigne au contraire d'une démarche sociale aspirant à plus de respect envers les animaux, et dans cet objectif, encourageons-les.

18:07 Écrit par CAST dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animaux |  Facebook |

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