13/12/2006

MASSACRES DES PHOQUES

Le phoque de Ross

Il y a des années, les bébés phoques étaient tués par les chasseurs. Mais maintenant ils sont protégés : Il y a des hommes qui ont fait une campagne pour arrêter les massacres et le trafic de fourrure blanche. Les phoques et les otaries sont des mammifères amphibiens. La différence c'est que les otaries se déplacent à 4 pattes alors que les phoques, qui sont plus souvent dans l’ eau, se servent de leurs nageoires postérieures pour nager et ramper.

 

Phoques

Photo reproduite avec l'accord du

Britsh Antarctic Survey

 

Nom commun : le phoque de Ross
Nom latin : Ommatophocka rossi
Habitat : glace flottante de l’Antarctique
Nourriture : poissons, krill
Taille : 1m80 à 2m30
Poids : 200 kg
Ordre : Pinnipède
Famille : monachinés
Longévité : environ 30 ans
Reproduction : fin février à mars. La période des amours des phoques ne dure que de 4 à 8 semaines par an . Ils attendent d’avoir 7 ans pour s’accoupler
Nombre de petit : 1
Le froid est le gros problème des bébés phoques, car ils sortent du corps de la mère où il fait 30° pour se retrouver sur la banquise où il fait de -15° à -30°.
Nom du petit : blanchon
Caractéristiques :C’est le plus petit et le plus rare des phoques de l’Antarctique. Il est gris foncé et son ventre est plus clair. Il a des dents très pointues. Le phoque de ross bouge beaucoup. Il chasse très souvent. Sa nourriture se réduit beaucoup lors des migrations du printemps et à l’automne pendant la mue.


La chasse aux bébés phoques : info ou intox ?

Illustrations de Harpseals

bebe_phoque

Un combat inégal aux prises illégales

Depuis 1980 environ, le gouvernement d'Ottawa accorde aux pêcheurs canadiens environ 325000 prises annuelles sur des phoques âgés d'au moins 12 jours, donc comprenant des bébés phoques. La saison de pêche est ouverte durant 7 mois, du 15 novembre au 15 mai et fait vivre de 12 à 15000 familles canadiennes. La chasse trouve son paroxysme fin mars le long du littoral des Iles-de-la-Madeleine et de l'Ile-du-Prince-Edouard, et en avril au large de Terre-Neuve (Newfoundland). Les médias ne manquent jamais cette occasion pour violemment critiquer cette chasse et dénoncer cette barbarie en manchette de leux journaux, écrits, télévisés ou sur le web.

Cette chasse aux bébés phoques à grande échelle fait depuis des années l'objet de violentes protestations de la part de la communauté internationale qui ne supporte pas cette chasse sanguinaire et injustifiée qui se fait de manière très violente, à coups de gourdins et d'hakapiks, une sorte de "pic à glace".

Six espèces de phoques sont concernés par ce massacre : le phoque du Groenland, le phoque à capuchon, le phoque gris, le phoque annelé, le phoque barbu et le phoque commun dont la population globale dépasse 6 millions d'individus.

Non seulement les phoques perdent leurs territoires de reproduction en raison du réchauffement climatique (la banquise disparaît et les bébés phoques se noient) mais la chasse cruelle organisée par le Canada réduit chaque année leur population de quelques pourcents. Discutons deux minutes de cette chasse car elle émeut le public et les autorités Européennes à juste titre.

Après l'embargo plus ou moins réussi sur la fourrure blanche des bébés phoques dont la chasse cruelle révolta le public, les chasseurs se sont rabattus sur la fourrure argentée des phoques qui plaît beaucoup aux Russes et aux Chinois mais que les Occidentaux - mis à part quelques Canadiens - refusent d'acheter. Les Canadiens osent appeller cette activité, le "développement durable" - le terme est à la mode - sous prétexte qu'il régulerait les stocks de morue et représenterait un "apport socio-économique", dixit le Ministère Pêche et Océan du Canada.

Evidemment, le point essentiel est que ce massacre légalisé rapporte beaucoup d'argent : 58$ Canadien par peau et en hausse de 18% par rapport à l'an passé, soit un chiffre d'affaire de près 19 millions de dollars canadien chaque année !

Le contrôle, si l'on peut dire, s'établit par garde-côte interposé et à bonne distance sans trop s'occuper des détails pour ne pas envenimer une situation passablement houleuse entre chasseurs et défenseurs des animaux.

Bien qu'il y ait des quotas, 975000 prises réparties sur 3 ans jusqu'en 2003, on constate en pratique qu'ils ne sont pas respectés et généralement dépassés de 10% : le Canada tue sanguinairement 30000 bébés phoques chaque année en violation avec leurs propres lois !

Mais ce n'est pas terminé. En novembre 2005, de nouvelles propositions ont été débattues. A l'avenir, les pêcheurs-chasseurs espèrent porter les quotas entre 1.25  et 1.75 millions de prises sur 5 ans... soit une augmentation pratiquement du simple au double ! Sale temps pour les phoques. Ca c'est la réalité.

Contrairement à ce que disent les chasseurs, certains bébés phoques agonisent. C'est révoltant et cela doit cesser ! Document AP Photo/IFAW.

Dire que l'on massacre les bébés phoques d'une manière sauvage, n'est donc pas de l'intox mais de l'info. Ce massacre légalisé est bassement fondé sur le gain immédiat que peut rapporter cette ressource; le lucre, le plus grand maux de la terre.

Voyons à présent quels arguments nous pouvons opposer au Gouvernement canadien et aux chasseurs de phoques. Ce ne sera pas bien difficile.

Arguments opposés à la chasse au phoque

Le fait que la chasse au phoque nourrit pendant 7 mois quelques 15000 familles de pêcheurs (en hausse) est un fait économique certain dont il faut tenir compte, mais le Gouvernement devrait également dire que les revenus de cette chasse contribuent à moins de 1 % de l’économie de la province de Terre-Neuve. Cette chasse ne représente donc qu'un très maigre revenu complémentaire qui ressemble plus à une opportunité financière, un passe-temps morbide, qu'à un réel besoin.

Le Gouvernement oublie également de préciser que si les prises doivent êtres âgées de plus de 12 jours, sous-entendant qu'il doit y avoir des adultes, en pratique la chasse trouve son paroxysme fin mars-début avril, à une époque où tous les jeunes phoques sont encore bébés. Les prises comprennent donc pour l'essentiel des jeunes de moins 3 mois et la moitié sont des bébés de moins d'un mois; leur fourrure est plus belle, plus souple et se vend plus cher.

Mais pire que cela, les phoques sont censés être tués d'un seul coup d'hakapik. Sur le terrain, certains agonissent durant des heures et se traînent sur la neige vers un abri inexistant et 40% des poques sont écorchés vifs ! Les chasseurs n'ont soi-disant pas le temps de s'apitoyer sur leur métier mais ils prennent 7 mois pour exécuter scrupuleusement leur sale contrat !

Suite au tollé général que provoqua le massacre sanguinaire des bébé phoques à fourrure blanche, le Canada ne massacre plus (officiellement) les bébés de cette espèce depuis 1983. En revanche il massacre un plus grand nombre de bébés phoques gris à fourrure argentée ! Ils en massacrent en fait plus aujourd'hui qu'ils n'en ont tué depuis des centaines d'années à coup de gourdin et d'hakapiks !

Cette chasse n'a rien à voir non plus avec un soi-disant développement durable qu'évoquent les autorités. On a pas dû lire les mêmes articles car aucun chercheur ne voit en quoi cette chasse contribuerait aux besoins des populations et préserverait la nature pour les générations futures... Nous pouvons nous nourrir de bien des façons et de manière bien plus civilisée et personne ne dépend de la survie des troupeaux de phoques !

Bien sûr, les Inuits chassent le phoque et le font très bien depuis des générations. Cela n'a jamais offusqué personne et tout le monde leur laisse cette liberté. Mais le pratiquer avec la violence que l'on sait par des pêcheurs canadiens et à une telle échelle du chef d'une nation dite civilisée, là on se trompe de combat et cela ne fait plus plaisir à personne; la viande à un goût amer et la fourrure pique aux entournures.

A lire : Sauver les bébés phoques

Les campagnes de l'IFAW

A gauche, un chasseur canadien tuant de nos jours un phoque à coup d'hakapik, une sorte de "pic à glace". La longueur de la lame doit provoquer une mort instantanée si le coup est porté au bon endroit. A droite, la chasse au phoque est pratiquée depuis toujours par les Inuits. La méthode était également violente : gourdin et harpon étaient leurs armes. Mais ce n'était pas une chasse organisée pour l'appât du gain. Il s'agissait d'une question de survie. En faire une chasse à longueur d'années alors que la communauté internationale crie au massacre et ne veut pas de la nourriture ou de la fourrure de ces animaux, cela s'appelle un assassinat diront les membres de la SPA. Protéger les phoques ce n'est pas faire preuve d'animalisme primaire comme le prétend le journaliste canadien Louis-Gilles Francoeur du magazine "Devoir", c'est simplement exiger du Gouvernement canadien qu'il réponde aux questions légitimes que se pose la communauté internationale sur des attitudes que nous jugeons tous inqualifiables et juste digne de sauvages.

Argumenter que cette chasse contribuerait à restaurer les stocks de morue ne justifie pas ce commerce, car l'argument est réfuté scientifiquement. Il n'existe pas d'étude systématique de la population de phoques et encore moins de leur mode d'alimentation ou de la façon dont ils interféreraient avec les activités de pêcherie.

En fait, le Canada se retranche derrière l'aspect commercial de cette chasse qui reste l'argument fort de leur défense. En effet, actuellement le commerce de la fourrure de phoque est tolérée en Europe et permise en Russie, en Chine et dans beaucoup de pays du monde car les espèces concernées ne sont pas menacées d'extinction et ne sont donc pas listées en Annexe I de la CITES ni même sur la Liste Rouge de l'IUCN.

Toutefois, aux Etats-Unis, la loi sur la Protection des Mammifères Marins (Marine Mammal Protection Act) stipule clairement qu'il est illégal de tuer des mammifères marins ou de faire le commerce des produits dérivés. Les diplomates européens éprouvent donc quelques difficultés sur le plan légal pour opposer des arguments valables à cette chasse.

Aussi, pour préciser le cadre soi-disant scientifique de cette chasse mais reconnaissant son caractère caduque avancé par le Canada, les députés Mark Watts, Catherine Stihler et Phillip Whitehead siégeant au Parlement Européen ont pris cette question au sérieux et ont déposé un texte le 20 octobre 2003 qui devrait être discuté en Commission aussitôt que les signatures exigées seront été réunies. Ils demandent que le Conseil International pour l'Exploration de la Mer (ICES) et le Groupe des spécialistes du phoque de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature et de ses ressources (IUCN) étudient "les conditions des populations de phoques dans les eaux européennes et leurs interactions éventuelles avec le secteur de la pêche". Ils réclament notamment que la Commission récolte "toutes les données nécessaires sur les dommages causés par les phoques aux engins de pêche et sur les captures imputables aux phoques dans les eaux européennes ainsi que sur les effets des activités de pêche sur les populations de phoques." Connaissant le contexte, cela sous-entend bien que les arguments canadiens ne sont pas vraiment pris au sérieux par les Européens, ni par personne.

Il existe bien six millions de phoques et cela représente effectivement une population en développement. Les troupeaux sont riches et peuvent supporter une "ponction régulatrice" annuelle. Mais contrairement à ce que dit le porte-parole du Ministère, il reconnaît lui-même dans la dernière ligne de la FAQ de son site Internet que "les scientifiques sont incapables de dire avec certitude quelle quantité de poissons sont consommés par les phoques". Dire en public qu'ils mangent des morues au point d'affamer les canadiens ou déchirent les filets de pêche n'est donc pas fondé. Si tous les filets de pêche abîmés en cours d'exploitation devaient conduire à l'extermination des poissons de grande taille responsables de ces dégâts, il n'y aurait plus de marché aux poissons !

Le Gouvernement canadien oublie également de citer d'autres arguments économiques qui leur sont défavorables. Son attitude n'est donc pas très objective et on sent très bien qu'il est mal à l'aise quand il évoque cette chasse qui n'est justifiée que par le profit qu'elle génère mais aucune nécessité réelle.

Par exemple, il ne peut pas ignorer que cette chasse est une arme à double tranchant - tant qu'un gourdin ou un pic à glace puisse en avoir - car elle renforce l'idée que le commerce international de produits dérivés d'animaux sauvages est un trafic légal. En supportant la chasse au phoque, le Gouvernement canadien ne se rend pas compte qu'il supporte les trafiquants ! Mais pour cela, il faudrait que les autorités sortent de leur hibernation et se rendent compte dans quel monde on vit réellement, un village global où trafiquants et braconniers sont aussi communs que les faux dollars.

Le Gouvernement canadien a-t-il conscience de son attitude orgueilleuse et à double sens ? Suite aux pétitions qu'il reçoit des quatre coins du monde depuis des décennies, il en est bien conscient mais il se voile la face. Il tente d'expliquer sur son site Internet qu'il fait tout cela pour le bien être général. Jamais aucun commerçant n'aura fait autant de publicité pour cette pêche que le Ministère canadien !

Enfin, la région de Terre-Neuve s'est acquise au fil des années une réputation de haut-lieu de la recherche scientifique (en matière d'écologie, de glaciologie, de géologie, etc) et est une destination touristique de première plan pour les amateurs de neige et de nature. Or sur le plan économique, une chasse qui est aussi mal vue sur la scène internationale ne peut rien apporter de positif à ce territoire que l'on juge de plus en plus comme une terre fréquentée par des sauvages.

Maintenir cette chasse en l'état est donc justifiée sur des bases faussées sur bien des plans. Tous les arguments avancés par le Gouvernement canadien en mal d'explication sont donc caduques car en réalité les chasseurs comme les autorités concernées par ce commerce veulent simplement tirer profit d'une opportunité sans se soucier le moins du monde de considérations écologiques et du tollé de protestations qu'ils provoquent dans la communauté internationale.

S'il vous fallait une dernière preuve du parti-pris des autorités en cette matière, vérifiez la source des articles en faveur de cette chasse. Vous constaterez qu'elle est exclusivement supportée par des Canadiens, journalistes ou politiques, pour ne citer que Louis-Gilles Francoeur du magazine canadien "Devoir"... Plus étonnant, la seule association écologique qui supporte cette chasse est le.... WWF Canada, au point de désinformer le public ! Aucune autre nation civilisée, aucun journaliste étranger, aucune association pour ne citer que Greenpeace, ne comprend ce massacre légalisé.

Mais jusqu'à nouvel ordre, rien ne change. Chaque année à l'automne des hordes de bâteaux arrivent du continent et la tension monte dans les troupeaux de phoques... Chaque année, à chaque naissance, c'est la même hécatombe; les bébés phoques succombent au même enfer... les chasseurs blessent à mort et tuent des bébés phoques qui ne peuvent même pas se défendre, laissant derrière eux une banquise sanguinolante.  Dans de telles conditions, il n'est pas étonnant que certaines personnes se détournent des hommes et préfèrent vivre avec les animaux...

Dans un autre contexte, la situation est identique au Japon, où chaque année plus de 20000 dauphins, marsouins et petites baleines sont tués pour leur viande. Idem aux îles Féroé (Danemark) où chaque année plus de 1600 dauphins et globicéphales sont massacrés dans un bain de sang pour le simple folklore ! Et ces gens se disent civilisés, membres d'une Europe qui prône la protection de la nature ! Je regrette, si c'est ça votre "civilisation", faites sans moi.

Une odeur de mort plane sur la banquise de Terre-Neuve. L'homme a exécuté son macabre contract pour de l'argent.

Ceci dit, arrêtons cette liste macabre car elle est longue et nous comprenons tous bien où se situe le problème ... Agissez plutôt, car ces animaux sont sans défense et le massacre injustifié.

Pour plus d'information
Sur Internet

Sauver les bébés phoques, les compagnes de l'IFAW

Ministère Pêche et Océan, Canada

Swiss Cetacean Society

WWF

trés violent:

encore une fois certains hommes dans tous leurs savoir moi je te le dis ca me dégoute c est des ...... il y a pas de mot pour justifier ca rien de rien.

19:58 Écrit par CAST dans catastrophe humaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : video animale |  Facebook |

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