03/11/2006

TCHERNOBYL

La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire particulièrement grave survenu le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire Lénine située sur un affluent du Dniepr à environ 15 km de Tchernobyl (Ukraine) et 110 km de Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie
tchernobylL'évacuation tardive des populations [modifier]
Vue de Tchernobyl depuis Pripyat montrant la proximité de la centrale
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Vue de Tchernobyl depuis Pripyat montrant la proximité de la centrale

Le 26 avril 1986, la population locale n’a pas été prévenue de l'accident et a poursuivi ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières ni être évacuée. Ainsi à Pripiat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale.

L'évacuation débute le 27 avril, les 45 000 habitants de Pripiat sont les premiers évacués par l'armée. Ils avaient été informés quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de ne prendre que quelques affaires et leur promettait qu'ils seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Ils furent hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même hautement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d'une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) apparaissaient déjà chez beaucoup d'entre eux.

Léonid Illine, directeur de l'Institut étatique de biophysique, avait alors déconseillé aux autorités d'évacuer Kiev, distante de 100 km à vol d'oiseau. Vingt ans plus tard, et devenu académicien, Léonid Illine pensait toujours avoir raison.[7] Début mai, 115 000 personnes habitants dans un rayon de 30 km du site furent évacués. Les évacuations se poursuivent jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4000 roubles par adulte[8] et 1500 roubles par enfant. Les évacuations concernent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants fin 1987 est créée ex nihilo.

Quatre « zones de contamination » décroissantes sont définies. Deux d'entre elles ne sont pas évacuées, mais les habitants disposent d'un suivi médical et de primes de risque.

accident-tchernobyl

Tchernobyl1

Conséquences humaines et matérielles [modifier]

Détail d'une des médaille remise aux liquidateurs : le symbole représente une goutte de sang traversée par les rayonnements alpha, bêta et gamma.
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Détail d'une des médaille remise aux liquidateurs : le symbole représente une goutte de sang traversée par les rayonnements alpha, bêta et gamma.
La ville fantôme de Pripyat
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La ville fantôme de Pripyat

Un « sarcophage » de béton a été coulé par les liquidateurs autour des restes du réacteur détruit, pour confiner la radioactivité résiduelle. Ces travaux ont été financés principalement par l’Union européenne, en échange de quoi l’exploitation de la centrale devait être abandonnée.

Outre l'évacuation des zones qui a constitué un traumatisme majeur sur les populations vivant de l'agriculture (et leur a rappelé les douleureux souvenirs de l'exode devant l'invasion allemande à l'été 1941), c'est le phénomène des samosioli qui reste aujourd'hui prégnant.

Les samosioli (ou « colons individuels » en français) est le nom donné aux personnes revenues vivre dans la zone d'exclusion, malgré les interdictions. Leur nombre est estimé à un millier[1]. Ces personnes vivent sur place de leur lopin en autosuffisance alimentaire.

D'autre part, le trafic s'est développé. Il concerne des objets et mobilier laissés à l'abandon (et parfois fortement contaminés), le bois de chauffage abattu illégalement et le braconnage des animaux qui ont proliféré depuis l'évacuation de la zone.

Enfin, des agences de tourisme spécialisées dans la visite du site attire des « touristes nucléaires » venus du monde entier.

tchernobyl2

 

Par ordre d'importance et chronologiques, les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl sont d'abord dues à l'iode, puis au césium 137, mais de nombreux autres radionucléides ont été émis par le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl. On connaît mal les impacts synergiques ou aux faibles doses de ces produits réf. nécessaire.

L'impact du césium commence peut-être seulement à se faire sentir concernant les produits forestiersréf. nécessaire. En effet piégé dans le sol il ne descend que lentement (1 cm/an environ) dans le sol. Il commence à arriver dans la zone de prospection des champignons et risque maintenant de plus fortement contaminer les champignons et les animaux sauvages et les hommes qui s'en nourrissent. Contrairement à ce qu'on a d'abord pensé, le césium 137 semble cibler le cœur et l'endommagerréf. nécessaire.

Les modèles utilisés sont en partie ceux des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, mais surtout des quantités importantes de données accumulées lors des premiers scanners ou radiographies (avant cette période on irradiait beaucoup plus surtout les médecins).

11:59 Écrit par CAST dans catastrophe humaines | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

fabuleux quel travail de titan.bravo continue je vais mourire moin bete.

Écrit par : phens | 03/11/2006

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