02/11/2006

CECI EST DEJA ARRIVER NOUS SOMMES TOUS PETIT FACE A LA GRANDEUR DE L UNIVERS

Les météorites à travers l'histoire

Les interprétations anciennes
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L'émergence d'une théorie

les meteorites ont longtemps été considérées comme des messages du ciel au cours de l'histoire. Dès l'Antiquité, quelques hommes ont voulu expliquer de façon plus rationnelle ou plus naturelle ces phénomènes.
Les textes de nombreux auteurs, tels Anaxagore de Clazomène, Aristode, ou Pline l'Ancien ont essayé d'éclairer le monde antique sur l'origine des météorites, chacun avec sa vision de l'univers et des lois qui le régissent.
L'ignorance de son origine n'a cependant pas empêché d'autres hommes de forger le fer météoritique pour en faire des armes ou des bijoux précieux. La chute de la météorite d'Ensisheim, en Alsace, en 1492, constitue la première chute de météorite sur laquelle nous possédons une importante documentation. Illustrations et témoignages, s'ils ne firent pas beaucoup progresser les connaissances, nous offrent des informations précieuses de l'arrivée sur terre de cette météorite de 127 kg. De nombreux écrits, et cela même des années après, relatent l'événement : dès 1492, la Feuille de Sébastien Brant, dont le texte écrit en latin et en allemand prend la forme d'un éditorial politique, et la Chronique de Lucerne de Diebold Schilling, rédigée en 1513.
Diverses tentatives d'interprétation se succéderont après la chute d'Ensisheim. Remaniant quelque peu les idées d'Aristote, certains auteurs du XVI et XVII siècles, tel Gesner et Descartes, entrevoient des liens entre les météorites, les étoiles filantes et la foudre. D'où le nom de "pierres de tonnerre" ou "pierre de foudre".
Le XVIII siècle constitue une période de rejet des théorie énoncées jusqu'à là, et notamment un refus unanime d'une origine céleste, ou même simplement atmosphérique des météorites. Elles sont considérées comme de simples pierres frappées au sol par la foudre.
 
L'émergence d'une théorie
C'est en 1794 qu'un génial précurseur, le physicien allemand Chladni, établit les fondements de la connaissance des météorites et de leur origine. Le brusque énoncé de l'interprétation moderne des météorites ne suscita aucun intérêt ou reconnaissance de la part de ses pairs. Une double analyse chimique et minéralogique, réalisée par Howard et Bournon en 1802, ainsi que l'observation d'une série de chutes par de nombreuses personnes, viendront étayer son propos. Mais ce n'est que vers 1804, après la chute de la météorite de l'Aigle, que les travaux de Chladni seront traduits en français. Son explication des chutes de météorites ne sera pas véritablement admise avant 1825.
Datant de 1803, la chute de l'Aigle viendra mettre un point d'orgue au débat sur l'origine extraterrestre des météorites. La présence de nombreux témoins, et leur assurance que la multitude de pierres retrouvées étaient bien tombées du ciel, poussa les pouvoirs publics à faire la lumière sur cette affaire. C'est un jeune physicien du nom de Biot qui fut envoyé sur les lieux, afin de procéder à une enquête minutieuse. Ses conclusions, et les observations rapportées, permirent de faire accepter l'origine extraterrestre des météorites.

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